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Le Cinéma ? Une Maison à deux portes.

Godard et Eustache

Dans les années 75-80, certains intellectuels avaient décrété que le Cinéma était mort. Ils avaient fait démarrer le cortège mortuaire à la date du «décès» du cinéaste Pier Paolo Pasolini (novembre 75). Mais comme dans toutes choses, la Vie se charge de dire le contraire : décréter la fin du Cinéma, haranguer la foule – populace ou élite – pour faire passer ce Message de Mort n’aura évidemment pas suffi. Le Cinéma n’est pas mort même si BiBi fait souvent une tête d’enterrement à la sortie des cinémas (et des films).

« Venise sous les eaux ».

VENISE PFRuner

Des textes, des photos m’appellent. Il serait vain d’y résister : la charge émotionnelle est si intense, si vitale que mon impulsion à voir se traduit immédiatement en texte. Saluer la Beauté de ce magnifique et troublant cliché de PFRunner (pris le 11 novembre dernier à Venise, Place Saint-Marc) devient impératif. Sur Twitter, j’en appelle aussitôt à l’auteur de la photographie : «J’ai envie d’écrire un petit délire fictionnel sur cette photo. Je sens les eaux, les vagues, la sauvagerie monter en moi». La réponse en retour ultra-rapide me suffira : «Fonce, ça me fait plaize !»

Tout ça n’existe pas.

En flux et reflux, des images-flashes nous traversent. Sans cesse. Elles viennent de loin et vont se perdre souvent dans le désert d’une improbable mémoire. Parfois pourtant, des instantanés photographiques s’arrêtent à notre porte, se rendent visibles et nous sommes surpris de voir qu’une Légende les accompagnent. Celle-ci par exemple, incompréhensible mais insistante :

« Tout ça n’existe pas».

Souvenons-nous des Surréalistes (André Breton en tête)  qui nous certifiaient que «tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement. C’est en vain qu’on chercherait à l’activité surréaliste un autre mobile que l’espoir de détermination de ce point ».

Je fais donc le point sur ce… point mais laisse à chacun de décider si…  TOUT ÇA EXISTE OU N’EXISTE PAS.

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Ces images qui nous regardent.


Dans un entretien avec Jean-Louis Comolli, André S. Labarthe parle du premier film des Frères Lumière et analyse pourquoi ils en ont aussitôt fait un remake. Propos lumineux. Lumière matinale de ce jeudi.

Cinéma américain et bistro français.

VAGABONDAGE PARISIEN (suite) : à Paris, il n’est pas forcément question que de Paris. Sauf lorsqu’on se souvient qu’ici est né le Cinéma avec la 1ère représentation publique (au Salon Indien du Grand Café, 14 Rue des Capucines). 

CAFÉ, CINÉMA : Voilà qui justifie le titre de mon billet. Ce 28 décembre 1895, il y eut à peine 20 spectateurs pour la 1ère séance mais l’invention fut vite généralisée. Le projecteur des frères Lumière fit alors le tour du Monde (de l’Amérique). Des opérateurs furent envoyés aux quatre coins de la terre pour filmer, pour montrer, pour découvrir et ouvrir une Terra Incognita.