Category Archives: Pensées très politiques

MES IDEES FIXES : inventaire.

Un des reproches qu’on me fait, c’est que je parle souvent des mêmes choses, que je ressasse, que je maugrée et grogne toujours contre les mêmes personnes, contre les mêmes Officines, contre les mêmes adversaires. Par contre, ceux qui me le reprochent ne s’étonnent pas de la différence d’échelle énorme entre la propagande pilonnée chaque seconde par les instances qui nous gouvernent (presse moutonnière, chaines de la honte, rédactions à genoux etc) et ma très très petite influence de blogueur et de twitto qui va en sens contraire.

Idée fixe donc : Checknewsfr.

Le respect de Liberation à ses lecteurs.

Oui, je n’arrête pas de tarabuster les instances qui ont pour but de traquer les fakenews. Faut dire que j’ai très mauvais esprit, restant persuadé que leurs choix de fakenews des gueux sont là pour cacher les fake des riches et des puissants. Mais contrairement au «dégoût» que j’incarne à leurs yeux, perso, je les estime beaucoup… surtout quand ils me donnent les chiffres des montants en dollars que l’entreprise privée FaceBook leur alloue chaque année (245000 dollars en 2018 et 236.000 dollars pour 2019 quand-même pour le prix de leur « indépendance » !)

Le problème avec ces loulous, c’est que, chaque année je m’épuise à les leur demander. Donc j’insiste, je pilonne, je répète la même demande, je me répète à me répéter. Cette fois-ci encore, ma demande d’infos porte sur le montant reçu en 2020 à propos duquel ils me réservent… une «sacrée surprise»! Ce qu’ils n’ont pas compris (ne veulent pas comprendre) c’est qu’il ne s’agit pas d’un problème personnel entre eux et moi mais d’une question politique. Question d’importance sur ce qu’ils retiennent comme «fake» (et donc digne d’être traité et analysé par eux) et ce qu’ils estiment être des infos insignifiantes. Travail de censure toujours agréé par Facebook quels que soient les intentions, la «qualité» de leurs travaux et la sueur qu’ils y mettent.

Idée fixe sur les Décodeurs.

Chez les Decodeurs, eux aussi traqueurs de «fake» (dépendants du Monde de Xavier Niel), on est plus radical encore. On a beau insister, pilonner, répéter, lancer tweet sur tweet pour qu’ils donnent le montant de leur soumission (et non de partenariat) à FaceBook, ils se taisent. C’est pratique, non ?

Mais ce dont ils ne se doutent pas, c’est que cette omerta prolongée est de plus en plus parlante.

Idée fixe sur l’AFP.

J’insiste, je pilonne, je répète, je lance tweet sur tweet contre le tri des infos de l’AFP qui se veut, elle aussi, une instance objective, neutre (avec rayonnement jusqu’au delà de nos frontières).

Avec eux, j’insiste, je pilonne, je répète, je lance tweet sur tweet dans le but de renseigner mes lecteurs et mes lectrices sur Frédéric Fries, celui qui commande l’Officine (ici article d’Acrimed) et sur la photographie mise sur le compte Twitter 2017 de leur Chef du Service Politique : un Macron triomphant. Pas besoin d’en dire plus mais il faut le dire encore.

Idée fixe princeps : le JDD.

Pour s’excuser, Gattegno fait son fiérot
avec ce « grâce à nous » !!

Pas de lecteur du JDD (Journal Du Dégoût) plus assidu que BiBi. Mes premiers billets sur ce torchon datent déjà de 2008 ! J’insiste, je pilonne, je répète, je lance tweet sur tweet en contre-propagandiste acharné. Car il me faut l’avouer, la journaille Lagardère et leur chef d’équipe Hervé Gattegno continuent de me débecter régulièrement. Ils ont fait fort en 2020 et, plus encore, avec leur Une de dimanche dernier suivie des piètres excuses du Chef. (Extrait ci-dessus).

Juste pour insister, pour pilonner encore, je repose ce medley des Unes 2020 qui situera le niveau de mes nausées.

D’autres insistances, d’autres répétitions coutumières portent sur l’inclusion hebdomadaire chez eux de l’incontournable sondage. Une présence répétitive insupportable qui a pour but de nous faire croire que les résultats de leurs sondages seraient les vrais reflets du Réel.

Jean Quatremer.

Monsieur Jean est un invité inamovible de France Info, de la rédaction d’Arte et il s’occupe de notre Europe libérale bien au chaud à Libération. Une figure contre laquelle jamais un(e) de ces intellos de gauche radicale ne lui est opposé. Donc que faire d’autre si ce n’est d’insister, de pilonner, de répéter, de poser et reposer son fameux tweet pro-Macron dans lequel tout est dit et… doit être redit.

Edouard Philippe.

J’insiste, je pilonne, je répète, je lance, je pose, je repose tweet sur tweet cet encart à propos d’Edouard Philippe, de sa femme Edith Chabre, de leurs liens avec Sciences-Po Paris et avec Le Havre. J’insiste, je pilonne, je répète, je lance, je pose, je repose tweet sur tweet : silence assourdissant sur toutes les lignes médiatiques. C’est qu’il ne faut pas déranger Monsieur, Madame et la belle institution qui accueille les amis de Monsieur Olivier Duhamel.

Giudicelli, le Maire de Vichy et La Montagne-Vichy.

Mr C. Giudicelli est juré dans le Jury littéraire finacé par la Ville de Vichy. Giudicelli est un pote de virée pédophile de Gabriel Matzneff. Je n’ai rien inventé. Tous leurs badinages obscènes sont écrits en toutes lettres dans les ouvrages du pédocriminel (1983 !). Ils sont connus depuis de nombreuses années des maires de Vichy (Claude Malhuret et Frédéric Aguilera financeurs du Prix) et des membres du Jury. Devant cette omerta incroyable, que faire pour obtenir la démission du pédophile si ce n’est d’insister, de pilonner, de répéter sans relâche, de continuer de lancer tweet sur tweet.

Le Siècle.

Ils sont 700 membres. Voilà qui fait du monde, beaucoup de beau monde. Les révélations de Camille Kouchner visaient son beau-père, Olivier Duhamel, qui se trouve être un conseiller régulier de l’Elysée, un ami des dirigeants de Sciences Po et l’(ex) Président du Siècle. Mon insistance sur Le Siècle est simple : quand par exemple, Pujadas, membre du Siècle, interroge Jérôme Jaffré, membre du Siècle, sur LCI (La Chaîne Immonde), pourquoi ne nous disent-ils pas s’ils étaient au courant (ou non) des actes de leur ami président ? Et me voilà, une fois encore, à insister, à rappeler, à lancer tweet sur tweet pour demander quelle était la teneur des conversations à la table du Siècle entre Laurent Joffrin, membre du Siècle, Denis Olivennes, membre du Siècle et Olivier Duhamel du Siècle.

*

On peut espérer que, l’an prochain, tout cela me prenne un peu moins la tête et un peu moins de temps. Et qu’au bout du compte, après mai 2022, je puisse avoir un peu plus d’idées volantes et… un peu moins d’idées fixes.

COLERES et SCANDALES TOUS AZIMUTS.

On ne compte plus les scandales dans la Macronie. Des mensonges de Marlène Schiappa aux contre-vérités d’un Darmanin, on ne sait où donner de la tête. Les Agences politique élyséennes comptent certainement sur nos vertiges et notre sidération pour… nous en offrir d’autres.

Ainsi – via cette méthode d’accumulations de scandales et de mensonges – cette odieuse Macronie tente de faire taire nos cris de colère. Hé bien, non, c’est manqué.

MICHELIN.

Ce matin, on apprend que Michelin va licencier 2300 personnes. C’est ce même Michelin qui entretient toujours la légende du trust au service de tous. Une légende qui s’est construite avant et après-guerre, périodes pendant lesquelles Pierre Michelin finançait les Cagoulards via l’activiste d’extrême-droite François Méténier (ami jusqu’à sa mort d’un autre François : Mitterrand). Rappelons que 33% de la production française de caoutchouc de Michelin était livrée alors au Reich depuis les plantations d’Indochine qui appartenaient toutes à cette noble famille. Ce caoutchouc était intégralement livré pour l’effort de guerre allemand au prix de répressions syndicales et politiques, au prix de la semaine à soixante heures et de diminutions drastiques de salaires.

Aujourd’hui, pour son usine de La Roche-sur-Yon, Florent Menegaux, président de Michelin nommé en mai 2019, a béneficié de 65 millions d’euros du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ces dernières années (dont 4,3 millions pour l’usine de la Roche-sur-Yon).

Bien entendu, la Machine de la Novlangue s’est illico mise en marche. Florent Menegaux répond dare-dare à une invitation du Figaro et se justifie en ces termes : « Il s’agit à la fois d’un plan de simplification de nos activités administratives et tertiaires et d’un plan d’amélioration de la productivité industrielle de nos sites historiques en France ». On retiendra les mots de «simplification» et d’«amélioration de la productivité». Le grand Boss évitera bien sûr de prononcer le chiffre de 2300 salariés mis au chomage et ne dira rien sur la violence terrible qui s’ensuit avec les conséquences sur les familles. Des mots absents du dictionnaire des libéraux.

Florent Menegaux n’est pas tout seul dans cette Opération Manipulation. Il lui faut des appuis nationaux. Il est un grand ami de Macron rencontré au Salon de l’Auto en octobre 2018. Des appuis nationaux mais aussi régionaux via le journal de révérence : La Montagne.

Voyez la façon de présenter ces licenciements de la part du quotidien pro-macroniste. Là où d’autres auraient mis des guillemets à la phrase où il est question de «simplification» et de «productivité», La Montagne elle, n’en a cure. Elle reprend les mêmes mots mais en levant tranquilou les guillemets. Traduisons donc la prise de parti du canard régional au final : «Pourquoi mettrais-je des guillemets ? Je suis du même avis que Menegaux, étant fièrement son relais patronal privilégié ». 

LAGARDERE ET SES TORCHONS.

Pendant que Michelin licenciait sans vergogne, un autre patron se frottait les mains. Arnaud Lagardère, dont les affaires tournent mal, vient de toucher le « jackpot » grace à son ami Emmanuel.

JDD, Paris-Match : les torchons Lagardère.

Le groupe s’est vu octroyer un prêt garanti par l’Etat de 465 millions d’euros. Les prêts garantis par l’Etat (PGE) permettent de faciliter l’octroi d’un emprunt à une entreprise ayant des difficultés de trésorerie. ( Ô le pauvre Arnaud !). Le pire est là : en cas de non-remboursement, l’État s’est engagé à prendre à sa charge la majeure partie du reste du crédit à rembourser, en l’occurence… 80 %. Voilà où passera notre argent.

LES LOIS LIBERTICIDES APPROUVEES PAR LE CONSEIL D’ETAT.

Une nouvelle qui n’a guère fait le buzz dans les rédactions de nos radios publiques (1) et de nos chaines (de la Honte ou non) c’est celle de l’annonce de l’approbation par le Conseil d’Etat de la loi scélérate qui autorise désormais le fichage. Faisons l’inventaire : fichage politique, relevé de nos commentaires sur les réseaux sociaux (2), collecte de nos identifiants, de nos convictions religieuses, de notre appartenance syndicale, de nos n°s de téléphone, de nos «signes physiques particuliers et objectifs» et – tant qu’on y est – de nos bulletins de santé (renvoyant à la poubelle le secret médical).

Rajoutons que le juge des référés, qui a considéré comme légal le fait que la police et la gendarmerie puissent ficher des personnes, s’appelle Mathieu Herondart. Et ô surprise, il était conseiller de la Garde des Sceaux Nicole Belloubet. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Agnès BUZYN file en SUISSE.

Autre scandale : le départ d’Agnès Buzyn pour un poste au siège de l’OMS à Genève où elle bénéficiera d’une immunité diplomatique (?) et de 15.000 euros mensuels. Pas belle la vie ? De quoi lui redonner le sourire après ses pleurnicheries de février. Certains se demandent comment elle peut continuer à vivre aussi lâchement. Alors précisons que, chez ces gens-là, on ne raisonne pas du tout à partir de nos critères moraux. Peu probable en effet qu’Agnès Buzyn se sente «lâche». Son déni, son aveuglement sont tellement incrustés en elle qu’elle vit sa nouvelle affectation à Genève non comme une fuite mais comme une reconnaissance de ses qualités professionnelles et comme une promotion méritée.

Pascal BRUCKNER et Catherine CLEMENT.

Au nombre des déclarations scandaleuses qui donnent à vomir :

  1. celle de Pascal Bruckner, habitué des croisières gratuites sur la Méditerranée, pensant certainement que la Covid ne tue pas assez vite ni en assez grand nombre, a lâché : «Il faut fixer l’âge de la retraite à 70 ans».
  2. celle de Catherine Clément – via le tweet ci-dessus où elle parle de « délation » au sujet des révélations de Camille Kouchner. Catherine Clément fut anciennement proche des Communistes, une collaboratrice de cette belle revue que fut La Nouvelle Critique, une intellectuelle jadis estimée. Personnellement, je suis toujours un peu sidéré d’assister à ces chutes abyssales vers de telles déchéances.

OLIVIER DUHAMEL.

Je ne m’attarderai pas sur la pédocriminalité d’Olivier Duhamel qui tient boutique à Europe1, sur La Chaine immonde (LCI), à Science-Po, à France Culture, etc. Je relèverai que dans cette affaire, les Medias moutons ne se sont guère étalé sur sa Présidence au « Siècle », officine où se rencontrent régulièrement personnel politique, médiatique, économique de haute tenue.

« Une centaine… ».
On attend donc l’inventaire d’Ariane Chemin.

On peut comprendre ce silence sur nos antennes de radio et nos écrans puisque la quasi-totalité de nos grands médiacrates (et autres) en sont membres. (3)

***

(1) Au 5 janvier, au 13-14h de Bruno Duvic de France Inter, on titre sur la Covid (15 mn), sur Véran et les vaccins, sur Joe Biden Mais pour cette rédaction, ce fichage n’est pas une info.

(2) On imagine d’ici la joie de tous ces médiacrates – de Jean-Michel Aphatie à Patrick Cohen, de Lea Salame à Thomas Legrand et Pujadas – tous en haine des interstices de contre-pouvoirs résiduels sur le Net.

(3) Outre Sarkozy, on a pu y repérer un autre membre de cette confrérie : le nom de notre actuel Président. Gageons que cette autre Dame (Brigitte M) ne manque pas, elle aussi, de présenter sa carte de fidélité avant les Dîners du dernier mercredi du mois au siège du Cercle Inter-Allié.

Pierre Laval d’hier et d’aujourd’hui.

Le cinéaste Laurent Heynemann et son équipe de tournage font actuellement un téléfilm sur Laval, le collaborateur. Le réalisateur a pris ses quartiers à Vichy. Son téléfilm sera diffusé sur France 2 en 2021. On y parlera du procès et de la vie du premier des Collaborateurs.

A l ‘heure où tant d’historiens taisent les liens de Pierre Laval avec la très haute finance nationale (Banque Worms, BNCI) et internationale (américaine, oui oui), espérons qu’une partie du téléfilm parlera de la fortune colossale amassée par celui qu’on appelait « Le Mandarin Noir ».

Car Pierre Laval a fait très tôt des affaires. En avril 1931, il achète le château de Châteldon (Puy-de-Dôme, 20kms de Vichy) et la source La Montagne-La Sergentale qui donnera l’eau en bouteille de Châteldon. Malin, il placera ces bouteilles d’eau gazeuse sur chacune des tables de la Compagnie des Wagons-lits. Une eau qui reste encore très bien côtée aujourd’hui dans les garden-parties et les restos cinq étoiles.

Laval gardera toujours une image de bouseux, de «paysan», d’inculte dans les hautes sphères du Pouvoir. Elu maire d’Aubervilliers en 1923 grace à la colonie de «bougnats» vivant en ceinture parisienne et avec l’appui de la SFIO, il est déjà un anticommuniste forcené.

Son ascension le pousse à parfaire sa tenue. Monsieur prend son temps pour faire sa toilette quotidienne, il passe très souvent chez la manucure, il se fournit chez les meilleurs tailleurs, change très souvent sa cravate blanche mais, hélas, rien n’y fait. Sa tête d’Auvergnat lui fait ressembler à un «Gitan» surnom qu’on lui donne avec celui de «Jamaïk». « Jamais, dira t-il, ils n’ont admis mon visage » Mais ce n’est que peu d’importance pour tous les synarques qui l’aduleront, pour tous ceux qui sont adoubés par la Banque Worms. Ces derniers (Pucheu, Lehideux, Barnaud, Benoist-Méchin, Marion, Bouthillier, Jacques Gérard, De Labarthète, Pierre Nicolle – salarié du Comité des Forges et du MEDEF d’alors) lui dérouleront le tapis rouge, le faisant revenir au pouvoir en avril 1942.

A Paris, avec sa fille Josée (toujours très chic, amie des nazis, en admiration éternelle devant son papounet), il fréquentera les hauts lieux de la gastronomie parisienne (Lucas Carton, Drouant – où dînent les membres de l’Académie Goncourt, la Tour d’Argent). Roublard, il commence à amasser une fortune colossale. Il envoie ses maîtresses en Argentine avec des lingots d’or. Avec ses francs français et suisses, elles y achètent des pesos, pesos qu’elles (il) transfèreront aux USA pour les convertir en dollars. Une fortune déjà conséquente planquée dans les grandes banques américaines (JP Morgan). Espérons que le téléfilm n’occultera pas ce côté financier absolument décisif dans la compréhension du personnage.

René DE CHAMBRUN

C’est que Laval (comme Pétain) a des rapports très étroits avec l’Amérique (ce qu’on n’enseigne guère dans les écoles et les Universités). Ses liens se consolideront avec le mariage de Josée sa fille unique. Celle-ci va épouser le 20 août 1935 le Comte René de Chambrun, franco-américain, descendant de La Fayette, avocat – comme Laval – qui a de très gros clients en France et en Amérique.

Arrêtons-nous sur cette famille richissime De Chambrun. On n’est pas là dans une famille de prolos du Bronx. Originaire de Cincinnatti, la mère de René a un frère, membre du Parti Républicain, Président de la Chambre des Représentants qui épousera la fille de… Théodor Roosevelt !

Josée LAVAL et son papa adoré.

René de Chambrun connaît Pétain depuis son enfance. Il aura toujours toutes portes ouvertes à Vichy pour le rencontrer. Il sera ainsi le lien permanent entre Pétain–Laval et le…Département d’Etat US. Ceci explique pourquoi Roosevelt aimait beaucoup Vichy et pourquoi, après 1941, les hauts fonctionnaires vichystes, sentant le vent tourner, allèrent en masse à Alger demander asile chez le bienveillant Murphy «personal representative» de Roosevelt. Vichysto-américains et non «vichysto-résistants» comme veut le faire croire l’historiographie dominante française.

De 1929 à 1934, René De Chambrun vit aux Etats-Unis. En 1931, il fait visiter les USA au Maréchal Pétain. La même année, il reçoit Laval et sa fille (c’est la première rencontre avec René) qui voient le Président Hoover et croisent aussi Raymond et Jacqueline Pâtenotre qui l’introduiront chez JP Morgan pour planquer sa fortune déjà conséquente.

Comme tout homme de Pouvoir, Pierre Laval connaît l’importance des organes de promotion, de manipulation et de Propagande. Pour hâter son ascension, il se tourne vers la Presse, se fait l’ami de Jean Prouvost (futur Paris-Match, Figaro and Co), achète Lyon-Républicain pour 3 millions qu’il revend 12. Il développe Le Moniteur (220 salariés, premier journal d’Auvergne affermé à l’Agence Havas de Paris), achète aussi l’imprimerie Montlouis (les premiers tickets d’alimentation sortiront de là), investit dans l’Hebdo « Vu et Lu ».

Jean PROUVOST
(Paris-Match, Le Figaro, Télé7 jours, RTL)

Côté Radios, il investit dans Radio-Luxembourg (dès les années 30) puis dans Radio-Lyon (par décret, il en fait une des 13 radios privées avec construction d’un pylône de 107 mètres à Dardilly).

Côté Police, Pierre Laval qui promeut son ami Bousquet a tissé des liens avec Pierre Julien qui a des réseaux puissants dans la Police et chez les Politiques.

Côté Banque, on l’a vu avec René de Chambrun et ses millions recyclés aux USA. Mais en France, il est un des plus importants dépositaires chez BNCI, quatrième établissement bancaire en 1943, banque que les Américains qui enquêtent sur le blanchiment d’argent de vichystes appellent « la Banque de Laval ». Elle est présidée par son ami en affaires Albert Buisson qui, en 1935, devient Président de Rhône-Poulenc et des Chemins de fer du Nord.

Une fois tout ce pognon amassé, Laval essayera de le planquer en Suisse. Pour ce, il envoie en 1943, son numéro deux, Jean Jardin (grand-père d’Alexandre Jardin) en premier Conseiller de l’Ambassade de France à Berne. Jean Jardin y retrouve Moulin de Labarthète en attaché et Amédée Siaume, autre ami de Laval, président de la Société Générale pour l’industrie electrique (qui transporta le siège de la Radio Sud-Ouest à… Genève).

Signalons encore trois choses au sujet de Laval :

CHÂTELDON (Allier)

1. La Fondation de la fille de Laval a vendu les parts du Château de Châteldon à la famille Taittinger, dont la femme est mariée à Jean Pierre Jouyet, homme de l’ombre de Sarko-Hollande-Macron.

2. Henri Rousso (dans son Livre Les Collaborateurs) fait avec Laval comme un autre historien a fait avec Darlan : ces deux Collaborateurs des hautes sphères ne seraient pas antisémites. Sur Darlan, on fait censure sur le fait qu’il fut le n°1 de Vichy et qu’il parapha ainsi de sa main le second  Statut des Juifs. Et sur Laval, on omet de signaler qu’il fut en pôle-position pour décréter et conduire la rafle du Vel d’Hiv.

Les qualificatifs d’Henri Rousso :
Laval ? Pas nazi, pas fasciste, pas antisémite
!

3. La constante de Pierre Laval fut un anti-communisme forcené. Avec Pucheu et Bousquet, il fit une chasse effrénée aux Rouges. Avant-guerre, il prôna le pacifisme mais ce fut pour ne pas militariser la France et ainsi ménager les nazis qui allaient envahir si facilement la France. Notons encore que Louis Barthou, ministre des affaires étrangères en 1934 s’opposait aux thèses de Laval. Ce ministre travailla à construire une Alliance tripartite avec les Anglais et les Soviétiques pour lutter contre le péril nazi. Résultat ? Il fut assassiné. Et c’est Laval – ô surprise – qui prit la suite… mais bien évidemment, pour ne pas mener les mêmes démarches.

Espérons donc que Laurent Heynemann informera les Français de toutes les saloperies de Laval, suppôt des synarques, incessant comploteur contre la République, homme aux affaires ignorées mais à la fortune colossale en France et aux USA (Qui en a hérité ? Mystère) et que le réalisateur dira un mot de Josée et René de Chambrun, tous deux nullement inquiétés après la guerre.

*

Aujourd’hui on voit les analogies entre Laval, ses sbires avec nos dirigeants macronistes. Les Darmanin et Lallement ressemblent aux amis lavallois Pucheu et Bousquet. Un Macron vient des banquiers. Le staff macroniste dirige la Presse, les Radios. Tous avec cette haine qui perdure contre les Rouges mélenchonnistes, contre les Communistes même réduits à peu et contre une Ultra gauche qui s’infiltrerait partout.

UN JOUR, ON SAURA….

Un jour, on saura ce qu’il y avait dans le coffre de Benalla.

Un jour, on saura pourquoi Cécilia Sarkozy n’était pas présente au Fouquet’s après la victoire de Nicolas en 2007.

Un jour, on saura qui a tué Khadafi et pourquoi.

Un jour, on saura pourquoi Checknewsfr ne répond pas à la question concernant Edouard Philippe, sa femme Edith Chabre et leurs rapports à SciencePo Paris.

Un jour, on saura enfin qu’Emmanuel Macron avait 14 ans lorsqu’il a « rencontré » Brigitte Trogneux qui, elle, en avait 39.

Un jour, on saura pourquoi le pédophile présumé Christian Giudicelli peut encore rester et plastronner dans le jury du Prix littéraire Valery Larbaud ?

Un jour, on saura pourquoi les Maires de Vichy d’hier et d’aujourd’hui (C.Malhuret et F.Aguilera) n’ont pas viré Giudicelli, eux qui sont associés au Prix V.Larbaud et qui le financent depuis 1967.

Un jour, on saura pourquoi tant d’hommes politiques et artistes divers aiment tant aller à Marrakech.

Un jour, on saura pourquoi Raymond Barre était encensé par les Medias alors que bon nombre de Rédactions savaient qu’il planquait ses sous en Suisse ?

Un jour, on saura l’étendue incroyable des réseaux de Bernard-Henri Lévy.

Un jour, on saura que Pétain, Laval, les ligues fascistes, les industriels et banquiers ont préparé Vichy dès les Années 30.

Un jour, on saura pourquoi Zidane a donné son coup de tête à Materazzi.

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Un jour, on saura quelle crapule sinistre fut l’homme de l’ombre de Sarkozy, de Hollande et de Macron : Jean-Pierre Jouyet.

Un jour, on saura pourquoi une femme de Roubaix est venue embêter Darmanin jusque dans les locaux de sa Mairie.

Un jour, on saura pourquoi le Canard Enchaîné est devenu si poli et si gentil avec les Pouvoirs sarkozyste, hollandiste et macroniste.

Un jour, on saura les responsabilités de Nathalie Loiseau dans le scandale soulevé par la lanceuse d’alerte Françoise Nicolas.

Un jour, on saura à nouveau que ce ne sont pas les Américains qui ont gagné militairement la Guerre 39-45 mais les Soviets et la Résistance intérieure.

*

Un jour, on saura qu’il existe de plus gros scandales que celui, quasi-insignifiant, des Panama Papers.

Un jour, on saura pourquoi La Montagne-Vichy n’a pas écrit un seul article pour informer son lectorat sur le parcours passé de C.Giudicelli, juré au Prix de la ville.

Un jour, on saura qui a averti l’équipe du Quotidien de Yann Barthès pour être les seuls présents à 7 heures du matin lors de la perquisition de la France Insoumise ?

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Un jour, on saura que ce sont les agents de joueurs qui squattent la FFF et qui dirigent l’ensemble du foot français.

Un jour, on saura tout sur les Voyous de la FIFA.

Un jour, on saura comment Trump, Obama, Clinton sont devenus amis de Jeffrey Epstein.

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Un jour, on saura que je suis mort. Mort sans jamais avoir su ce que j’aurais dû savoir.

Darmanin vu de l’Intérieur.

Il y en a eu des saloperies, des propos orduriers, des phrases calamiteuses du temps de Sarkozy et du temps de François Hollande. Mais avouons que depuis l’arrivée de Macron, nous sommes servis. De quoi avoir des nausées, hauts-le-cœur, vomissements quotidiennement.

*

Jean-Luc Godard disait que pour connaître la teneur d’un Gouvernement, il fallait toujours regarder le poste de celui qui occupait le Ministère de l’Intérieur. Donc nous avons Gérald Darmanin, visé pour une plainte de viol, en position de Chef de la Police. Il va, il vient, au gré des catastrophes naturelles où il plastronne en Sauveur et de mariages (le sien) où invités, Sarkozy et Macron et (surtout) Mesdames ne se sont pas rendus de peur d’être…

Un duo stratégique : Darmanin – Dupond-Moretti.

La nomination de Darmanin est indissociable de celle de Dupond-Moretti. Derrière ce binôme, il y a une intention stratégique pour 2022 : d’un côté, un Gérald qui fait plaisir aux syndicats de Police, qui promeut les éléments qui jouent le mieux de la matraque et de la garde à vue et de l’autre, un avocat qui se pare d’un habit de grand défenseur des libertés, dans une supposée auréole de… Gauche (celle qui, descendue de Solférino, s’est jetée dans les bras de la Macronie). Ainsi le dispositif à deux têtes est prêt à fonctionner jusqu’en 2022, dispositif qui ne mise plus comme en 2017 sur «ni Droite, ni Gauche» mais sur un  agencement «Droite (avec thèmes d’extrême-droite Peur/Violences Policieres/Migrants) ET Vernis de Gauche». Tout cela, bien entendu, pour préserver la pire des politiques depuis 1789 et en faire baver au populo comme jamais.

 (Pré)fasciste le discours darmanien ?

Quand, dans l’Allemagne d’après le 30 janvier 1933 (Hitler Chancelier), les opposants politiques (principalement les Communistes du DKP) voulaient se faire entendre, Goering a fait donner sa propre Police dans les rues. Trait caractéristique de ce régime : les instances judiciaires habituelles ne comptent pour rien, c’est l’armature armée super-entraînée qui fait la loi. Voilà pour l’arrière-fonds.

Que vient nous dire Darmanin à nous, Citoyens de la République ce 11 septembre 2020 ? «C’est la police, la gendarmerie, les forces de l’ordre qui font la loi dans notre pays». Grande inquiétude à entendre un Ministre dire que ce sont les R-é-p-r-é-s-e-n-t-a-n-t-s  de la Loi qui, désormais, la font. Voilà Monsieur Darmanin, tout tranquillement, qui se pose en facheux facho. Attendons les réactions.

Sans les Medias-Moutons, Darmanin n’existerait pas.

Hélas, le pire dans cette affaire, c’est le silence des Medias-moutons qui va suivre cette déclaration. Où sont-ils donc les Thomas Legrand, Léa Salamé de France Inter, les chroniqueurs du Monde, les loulous de Libe, les rebelles du Figaro, les Delahousse, les Aphatie, les Apolline de Malherbe et les Grandes Gueules pour pousser leurs grandes gueulantes ? Vous les croyez silencieux et occupés à d’autres travaux : que nenni ! Pas du tout, voyez ce que fabrique cette basse-cour médiatique qui caquète tous les jours sur les Libertés et leurs défenses. Ils ouvrent toutes grandes les portes à Darmanin, leur Ministre bien-aimé. La palme revient au JDD, le torchon Lagardère (dont j’ai, ici, légèrement changé le bandeau publicitaire « Le Journal de Demain » en « Journal de Darmanin« ).

Arrêtons-nous sur la dernière invitation en date : Darmanin, le Chef d’Orchestre de la Police-qui-matraque, est reçu à… Radio Classique de Bernard Arnault avec Guillaume Durand aux cymbales. Ce cher Gérald se vante donc d’avoir un boulot harassant. Il nous présente son bilan de la semaine. Retenez bien le mot de «bilan», un mot qui nous fait croire qu’il va détailler ses activités de Ministre. Hé bien, oui, il s’en charge et avec fierté ! Seulement, en nous penchant sur ses travaux d’Hercule, nous voilà  éberlués : son travail se résume à… ses passages en radios et TV.

« Ils peuvent faire une erreur »

Plus question de nier les violences policières comme l’ont fait Macron et Castaner. Impossible de censurer aussi les vidéos en nombre incroyable, de taire les interventions ultra violentes et les comportements inadmissibles, jamais vus des policiers de la Macronie. Alors, voilà Darmanin sur le reculoir, admettant la possibilité pour ses policiers de «faire UNE erreur».

UNE erreur ? Darmanin n’est pas loin d’être un (mauvais) humoriste, de ceux qui ne font rire personne. Qu’il aille donc voir le dernier film de David Dufresne.

Mais Darmanin n’est pas qu’un menteur-manipulateur. C’est aussi un retourneur de veste comme beaucoup de Macronistes. Délectons-nous de ce tweet supplémentaire, retrouvé (Août 2016).

Darmanin ouvre une Chaîne You Tube.

Grande innovation macroniste : Darmanin fait son entrée dans les bureaux de You Tube. Brrrr… Je ne dirai plus rien. Je laisserai juste le dernier mot à ma copine d’à côté. J’avoue qu’elle a bien raison de lui répondre ainsi :

« Perso, j’ai vraiment très très peur d’entrer dans le bureau de ta chaine, Gérald. Qui sait ce que tu pourrais me demander de faire ? »