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Il y a les deux très larges avenues qui tracent un long sillon dans la ville. Tu passes devant le Holiday Inn du temps de la guerre, refuge des journalistes (aujourd’hui, un bloc d’appartements géré mafieusement par… un serbe). Tu regardes à droite les grands buildings des centres commerciaux (BBI Centar :-)), tu regardes à gauche les maisons au loin, en hauteur dans les collines, là où se tenaient les snipers. Et avant tout, ce qui reste frappant, ce sont les fantômes d’immeubles qui côtoient les bâtiments nickel, qui s’intercalent avec ceux reconstruits depuis la fin de la guerre. Partout, dans l’air, dans les quartiers, la guerre qui flotte. Là et encore là, des cimetières musulmans en pleine ville (attention aux morsures des chiens errants…). Et des minarets qui donnent à la ville une couleur istamboulesque (sans hélas le soleil).
Bien sur il y a des voitures (pas tant que ça) mais tu remarques tout de suite les allers et venues des tramways, pions essentiels sur l’échiquier de la ville.
Le tramway de Sarajevo diffère de celui de Lisbonne par exemple. Pas de wagons qui s’agrippent aux flancs des collines environnantes : ça circule sur le plat exclusivement. Pendant les deux ans de guerre (de 92 à 94), les snipers visaient aussi le matériel roulant. Très vite, le tram n’a plus été en service.
Cette année, la ville fête les 130 années d’existence de son existence. Le tramway reste la fierté de ses habitants. Sarajevo peut s’enorgueillir de posséder le premier tram de l’Europe Centrale (ses prototypes furent mis en circulation pour prévoir celui de Vienne). Le premier d’entre eux démarra le 1er janvier 1885 à 10 heures du matin sur 3 kms de long (de la gare ferroviaire au Pont Latin). Il a fallu 10 ans pour qu’advienne son électrification grâce à la compagnie allemande Siemens-Schuckerwerke (Siemens qui possède aujourd’hui – comme à Paris – sa tour qui domine les vieilles barres du temps de Tito).
A ce jour, le total des lignes se fait sur 22,9 kilomètres. Sans ses 95 trams, Sarajevo ne saurait être la même. Le tram y circule des premières heures du matin (5h50) jusqu’à minuit. Les habitants qui travaillent au centre doivent souvent prendre un bus avant d’arriver à la première station de tram. Curiosité à signaler : en 2008, la ville d’Amsterdam, probablement fatiguée de ses vieux trams, les refila à Sarajevo.
Excellent dans son montage, son rythme, sa musique et son idée principale.
@Dhasselmann
Merci pour tes encouragements qui me font grand plaisir en ces temps si mornes.